
ÉTATS GÉNÉRAUX : UNE ÉTAPE QUI N'EST PAS GAGNÉE AU SPRINT !
Dominique BUSSEREAU a invité les partenaires sociaux le 8 juillet à faire le point sur la première étape des états généraux du transport.
En pleine canicule, rouleurs, sprinters et spécialistes de la montagne se sont observés sans de réelles échappées. La seule équipe qui ait joué « collectif » (on aura compris que c'est l'OTRE) a été accusée de populisme par certains et d'ignorants par d'autres.
Pourtant, l'OTRE a gagné systématiquement les sprints intermédiaires :
- Sur la performance économique du secteur, malgré le peu d'empressement d’autres équipes professionnelles, l'OTRE a proposé des avancées majeures pour la profession dont l’obligation de facturation des prestations annexes du contrat de transport (palette échange, temps d’attente non prévus), un meilleur encadrement de la pratique des prix abusivement bas, une nouvelle définition des temps de travail ou encore une régulation plus stricte de l’accès et de la sortie de la profession,
- Sur la modernisation de la convention collective, nous avons été dans les échappées avec les experts nommés par le gouvernement pour simplifier et clarifier une convention archaïque souvent inapplicable, toujours ambiguë,
- S'agissant de l'attractivité de nos métiers et de la formation professionnelle, l'OTRE a fait une proposition vraiment innovante : créer une instance unique et paritaire chargée de décider des formations, d'en contrôler la réalisation et le financement. En quelque sorte, il s'agit de mettre en place un contrôle anti-dopage pour éviter que certaines équipes soient « trop chargées » au détriment des autres.
Après cette première étape de transition, les étapes de montagne sont programmées à la rentrée. Une équipe en queue de peloton depuis le début de la course qui ramassait les bidons vides risque d'être hors délai lorsqu'il s'agira de négocier des cols.
Pour l'OTRE, il ne s'agit pas de ralentir le train pour at-tendre les retardataires. Il s'agit de passer les cols en tête du peloton avec la sérénité du coureur qui ne craint pas d'être sanctionné pour usage du « pot belge ».